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Information professionnelle sur Kafa® plus caféine:Vifor Consumer Health SA
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Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour

Composition

Principes actifs: Paracetamolum, coffeinum.
Excipients: Saccharum.
Informations pour les diabétiques: 1 sachet contient 550 mg de saccharose (= 9,9 kJ/2,3 kcal, soit 0,05 unité de pain).

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

1 sachet de poudre contient:
Paracetamolum 500 mg, coffeinum 50 mg.

Indications/Possibilités d’emploi

Traitement contre les douleurs aiguës d'intensité faible à moyenne (maux de tête, maux de dents, douleurs articulaires et ligamentaires, douleurs dorsales, douleurs après blessures).

Posologie/Mode d’emploi

La dose quotidienne maximale de 4000 mg de paracétamol ne doit pas être dépassée. Afin d'éviter tout risque de surdosage, il faut s'assurer que les médicaments pris simultanément ne contiennent pas de paracétamol.
Adultes: 1 à 2 sachets toutes les 4 à 8 heures.
Dose journalière maximale: 4 g de paracétamol (= 8 sachets).
Intervalle usuel entre chaque prise: 4 à 8 heures.
Le contenu du sachet doit être dilué dans un verre d'eau (1–2 dl) et administré si possible après un repas.
Un surdosage peut entraîner de très graves lésions hépatiques.
La sécurité et l'efficacité pour les enfants et adolescents ne sont pas établies.
Troubles hépatiques:
Chez les patients ayant une maladie hépatique chronique ou compensée active, en particulier insuffisance hépatocellulaire, alcoolisme chronique, malnutrition chronique (faibles réserves de glutathion hépatique) ou déshydratation, la dose quotidienne pour les adultes ne doit pas dépasser 3 g (cf. aussi «Contre-indications» et «Mises en garde et précautions»).
Troubles de la fonction rénale:
Chez les patients atteints de troubles graves de la fonction rénale, l'intervalle minimal entre les prises doit être adapté conformément au tableau suivant:

Clairance de la créatinine

Intervalle posologique

Cl ≥50 ml/min

4 heures

Cl 10–50 ml/min

6 heures

Cl <10 ml/min

8 heures

Contre-indications

Hypersensibilité au paracétamol et aux substances apparentées ou à la caféine ou à l'un des excipients selon la composition.
Hypersensibilité aux xanthines.
Troubles sévères de la fonction hépatique (cirrhose hépatique et ascite)/hépatite aiguë ou maladie hépatique décompensée active.
Hyperbilirubinémie constitutionnelle héréditaire (maladie de Gilbert).

Mises en garde et précautions

Avant le début du traitement, une consultation médicale s'impose dans les cas suivants:
·Insuffisance rénale (clairance de la créatinine <50 ml/min)
·Insuffisance hépatique.
Carence en glucose-6-phosphate-déshydrogénase (peut entraîner une anémie hémolytique).
Prise concomitante de médicaments potentiellement hépatotoxiques ou d'inducteurs d'enzymes hépatiques.
La prudence est de rigueur en cas de consommation excessive d'alcool. Celui-ci peut potentialiser la toxicité hépatique du paracétamol, en particulier en cas de carence alimentaire concomitante. Dans ces cas, une dose thérapeutique de paracétamol peut déjà provoquer une lésion hépatique.
Il faut attirer l'attention du patient sur le fait que l'on ne doit pas prendre régulièrement des analgésiques de manière prolongée sans prescription médicale. Des douleurs persistantes nécessitent une mise au point médicale.
La prise prolongée d'analgésiques, en particulier en cas d'association de plusieurs principes actifs analgésiques, peut provoquer des lésions rénales durables impliquant un risque de défaillance rénale (néphropathie due aux analgésiques).
Il faut également signaler au patient que la prise chronique d'analgésiques peut induire l'apparition de maux de tête, qui peuvent entrainer à leur tour une nouvelle prise et contribuer ainsi à l'entretien des maux de têtes (céphalées dues aux analgésiques).
Chez les patients présentant un statut de déplétion en glutathion, p.ex. en cas de septicémie, l'administration du paracétamol peut renforcer le risque d'une acidose métabolique.
Toute consommation excessive de caféine sous forme de café, de thé ou de boissons en canettes, doit être évitée pendant la prise de Kafa plus caféine.
En raison du potentiel arythmogène de la caféine, une prudence particulière s'impose chez les patients avec des arythmies et/ou des palpitations.

Interactions

Paracétamol
Les médicaments inducteurs d'enzymes comme le phénobarbital, la phénytoïne, la carbamazépine, l'hydrazide de l'acide isonicotinique (isoniazide, HIN) et la rifampicine aggravent l'hépatotoxicité du paracétamol.
Alcool (voir sous «Mises en garde et précautions»).
Les préparations qui ralentissent la vidange gastrique (p.ex. propanthéline) diminuent la vitesse d'absorption.
Les préparations qui accélèrent la vidange gastrique (p.ex. métoclopramide), augmentent la vitesse d'absorption.
Chloramphénicol: la demi-vie d'élimination du chloramphénicol est allongée de 5 fois par le paracétamol.
Salicylamide: le salicylamide allonge la demi-vie d'élimination du paracétamol et accroît la formation de métabolites hépatotoxiques.
Chlorzoxazone: l'administration concomitante de paracétamol et de chlorzoxazone majore l'hépatotoxicité des deux substances.
Zidovudine: Le risque d'une neutropénie se trouve renforcé par une administration simultanée de zidovudine et de paracétamol.
Probénécide: le probénécide inhibe la conjugaison du paracétamol à l'acide glucuronique, d'où une clairance réduite du paracétamol. En cas d'administration concomitante de ces deux produits, la dose de paracétamol doit être diminuée.
Cholestyramine: la cholestyramine réduit l'absorption du paracétamol.
L'effet anticoagulant de la warfarine et des autres coumarines peut être renforcé en cas d'utilisation quotidienne prolongée de paracétamol et ainsi augmenter le risque de saignements. Des prises occasionnelles n'ont pas d'effet significatif. Il n'existe pas de données concernant l'interaction entre le paracétamol et les nouveaux anticoagulants oraux (dabigatran, rivaroxaban, apixaban).
Caféine
Diminution de l'action de sédatifs tels que barbituriques, antihistaminiques.
Elimination réduite de la théophylline.
Effets synergiques envers les actions tachycardiques p.ex. de sympathomimétiques, de la thyroxine.
Elimination accrue de lithium.
Possibilité accrue d'une pharmacodépendance aux substances de type éphédrine.
Les contraceptifs oraux, la cimétidine et le disulfirame ralentissent la réduction de la caféine dans le foie. Les barbituriques et l'action de fumer l'accélèrent.
L'administration concomitante d'inhibiteurs de la gyrase du type quinolone carbonique peut retarder l'élimination de la caféine et de son métabolite, la paraxanthine.

Grossesse/Allaitement

Kafa plus caféine ne doit pas être utilisé pendant la grossesse, sauf en cas de nécessité absolue. La prudence est de mise lors de l'utilisation de Kafa plus caféine pendant la grossesse et l'allaitement. Le traitement ne doit pas être utilisé sans avis médical pendant la grossesse et l'allaitement.
Grossesse:
Sur la base des expériences dont on dispose à ce jour, on peut considérer que la prise de paracétamol correctement dosé pendant la grossesse est relativement peu nocive par rapport aux risques de lésions fonctionnelles et organiques, de malformations et de troubles de l'adaptation.
La caféine à doses élevées a montré, chez l'animal, des effets indésirables (comme par ex. des anomalies du squelette, des troubles de la croissance) chez le foetus; mais il n'existe aucune étude contrôlée chez la femme enceinte.
Des études épidémiologiques consacrées aux effets de la consommation de café sur la grossesse n'ont révélé aucun lien entre une consommation quotidienne d'environ 10 mg/kg de caféine et l'augmentation d'anomalies congénitales. En revanche, des études épidémiologiques indiquent qu'il existe un risque accru d'avortements spontanés pendant la grossesse en rapport avec la consommation d'au moins 200 mg de caféine.
Cette association n'a fait l'objet d'aucune étude contrôlée, ni chez l'animal ni chez l'homme.
Allaitement:
Le paracétamol et la caféine passent dans le lait maternel. La concentration du paracétamol dans le lait maternel est à peu près équivalente à la concentration momentanée dans le plasma de la mère. Des cas de rashs cutanés chez les nourrissons allaités ont été rapportés. Cependant, il n'y a pas d'indices suggérant un risque pour le nourrisson. Pendant l'allaitement, le bien-être et le comportement du nourrisson peuvent être influencés par la caféine présente dans le lait maternel.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

En usage depuis de longues années, le principe actif et l'association médicamenteuse correspondante n'ont encore jamais donné lieu à des effets négatifs sur les capacités de réaction, s'il est pris à la dose recommandée.

Effets indésirables

Très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100, <1/10), occasionnel (≥1/1000, <1/100), rare (≥1/10 000, <1/1000), très rare (<1/10 000).
Affections hématologiques et du système lymphatique
Rarement: thrombopénie de nature allergique (parfois avec formation d'épanchements sanguins et d'hémorragies), leucopénie, agranulocytose, pancytopénie, neutropénie, anémie hémolytique.
Affections du système immunitaire
Rarement: anaphylaxie, réactions allergiques telles que l'œdème de Quincke (angioedème), difficultés respiratoires, bronchospasme, accès de sueur, nausées, chute de tension jusqu'à l'état de choc.
Rarement: Une petite partie (5 à 10%) des patients souffrant d'asthme induit par l'acide acétylsalicylique (AAS) ou d'autres manifestations d'une intolérance à l'AAS peuvent réagir de même au paracétamol (asthme analgésique).
Troubles du système nerveux
Rarement: insomnie, agitation, céphalées.
Cas isolés: vertiges.
Trouble cardiaques
Cas isolés: tachycardie.
Troubles gastro-intestinaux
Occasionnellement: troubles gastriques sous forme de ballonnements, diarrhée, vomissements.
Affections hépato-biliaires:
Voir sous «Mises en garde et précautions» et «Surdosage».
Rarement: Augmentation des transaminases hépatiques.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Occasionnellement: réactions cutanées erythémateuses, urticariennes et rougeurs cutanées.
Très rarement: Pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG), nécrolyse épidermique toxique (NET, syndrome de Lyell), syndrome de Stevens Johnson (SJS).

Surdosage

En cas de surdosage, une prise en charge médicale immédiate est nécessaire, même en l'absence de symptômes.
Au premier plan figurent les réactions toxiques au paracétamol. Le traitement nécessaire dépendra donc de l'intoxication au paracétamol.
Paracétamol
Après la prise orale de 7,5 à 10 g de paracétamol chez l'adulte et de 140 à 200 mg/kg poids corporel chez l'enfant (déjà à plus faibles doses chez les patients prédisposés, comme p.ex. ceux dont la consommation d'alcool est excessive ou dont la réserve de glutathion est réduite du fait d'une de carence alimentaire), des symptômes d'intoxication aiguë des cellules hépatiques et des tubules rénaux se manifestent sous la forme de nécroses cellulaires menaçant le pronostic vital.
Des concentrations plasmatiques de >200 µg/ml après 4 h, de >100 µg/ml après 8 h, de >50 µg/ml après 12 h et de >30 µg/ml après 15 h entraînent des lésions hépatiques à issue fatale par coma hépatique. L'hépatotoxicité dépend directement de la concentration plasmatique.
Les premiers signes de symptômes cliniques d'une lésion hépatique surviennent généralement après 1 à 2 jours, atteignant leur maximum en 3 à 4 jours.
Symptômes
1ère phase (= 1er jour): nausées, vomissements, douleurs abdominales, manque d'appétit, sentiment général de malaise, pâleur, transpiration.
2ème phase (= 2ème jour): amélioration subjective, augmentation du volume du foie, taux des transaminases (AST, ALT) et de la bilirubine élevés, allongement du temps de thromboplastine, augmentation de la lactate déshydrogénase.
3ème phase (= 3ème jour): Taux des transaminases (AST, ALT) fortement augmentés, ictère, hypoglycémie, coma hépatique.
Traitement
Un traitement efficace doit être instauré sans délai dès qu'une intoxication est suspectée. Il comprend les mesures suivantes:
Lavage gastrique (utile seulement dans les 1 à 2 premières heures), puis administration de charbon actif.
Administration orale de N-acétylcystéine ou de méthionine. Lorsque l'administration orale de l'antidote n'est pas réalisable ou difficile (p.ex. en raison de vomissements violents ou de troubles de la conscience), celle-ci peut avoir lieu par voie intraveineuse, si possible en l'espace de 8 heures. La N-acétylcystéine peut encore apporter une certaine protection après 16 heures.
Détermination de la concentration plasmatique du paracétamol (pas plus tôt que 4 h après l'administration).
Les tests hépatiques doivent être réalisés au début du traitement et répétés toutes les 24 h. Dans la plupart des cas, les transaminases hépatiques se normalisent en 1 à 2 semaines, la fonction hépatique étant entièrement rétablie. Toutefois, dans les cas très graves, une transplantation hépatique peut être nécessaire.
L'hémodialyse ou la dialyse péritonéale ne présentent pas d'utilité significative pour l'élimination du paracétamol.
Pour de plus amples informations sur le traitement, vous pouvez contacter Tox Info Suisse.
Caféine
Les concentrations plasmatiques à partir de 15 à 20 µg de caféine/ml peuvent provoquer des réactions toxiques.
Symptômes
Douleurs gastriques, délire, insomnie, diurèse, déshydratation.
Traitement
Outre les mesures d'inhibition de la résorption (émétique, lavage), le traitement d'un surdosage de la caféine se fera en fonction des symptômes. Les symptômes du système nerveux central et les convulsions en cas de surdosage de la caféine peuvent être traités par les benzodiazépines; pour une tachycardie supraventriculaire, on aura recours aux bêtabloquants.

Propriétés/Effets

Code ATC: N02BE51
Mécanisme d'action
Paracétamol
Le paracétamol est un analgésique et un antipyrétique agissant aux niveaux central et périphérique. Son mécanisme d'action n'est pas complètement élucidé.
Pour l'effet analgésique, il a été démontré que l'inhibition de la synthèse des prostaglandines était plus forte au niveau central que périphérique.
L'effet antipyrétique se base sur une inhibition de l'effet de pyrogènes endogènes sur le centre thermorégulateur dans l'hypothalamus.
Le paracétamol n'a pas d'effet antiphlogistique marqué et n'influe ni sur l'hémostase, ni sur la muqueuse gastrique.
Caféine
La caféine est un dérivé de la xanthine.
Il existe des signes suggérant que la caféine en association avec le paracétamol renforce l'effet analgésique du paracétamol. On n'a pas encore entièrement élucidé le mécanisme d'action.
La caféine exerce au niveau du cerveau un effet vasoconstricteur. La caféine agit essentiellement comme antagoniste sur les récepteurs d'adénosine et diminue ainsi l'action inhibitrice de l'adénosine sur le SNC. La caféine ne possède pas de potentiel analgésique propre.
Pharmacodynamie
Paracétamol: analgésique et antipyrétique.
Caféine: stimulant central.

Pharmacocinétique

Absorption
En ce qui concerne la poudre Kafa plus caféine, après administration d'une dose par voie orale (1 sachet = paracétamol 500 mg + caféine 50 mg), une concentration plasmatique maximale de 7,5 µg de paracétamol/ml (Cmax) est atteinte après 30 minutes (tmax) et de 1,191 µg de caféine/ml (Cmax) est atteinte en 0,75 h (tmax).
Distribution
Paracétamol
Il est distribué de manière quasi uniforme dans la plupart des liquides corporels. Le volume de distribution s'élève à 0,7–1 l/kg de poids corporel. Aux doses thérapeutiques, sa fixation aux protéines plasmatiques est faible (<20%), en cas de surdosage elle atteint jusqu'à 50%. 10–20% sont liés aux érythrocytes.
Le paracétamol traverse la barrière placentaire et se retrouve en faible quantité dans le lait maternel.
Caféine
Elle est rapidement distribuée dans les tissus corporels et traverse les barrières placentaire et hémato-cérébrale. Sa concentration dans le lait s'élève à environ 50% de celle dans le plasma.
Métabolisme
Paracétamol
Dans le foie, il est conjugué à plus de 80% avec l'acide glucuronique ou avec l'acide sulfurique, de petites proportions étant désacétylées ou hydroxylées (par le cytochrome P-450). Le paracétamol ne se retrouve dans l'urine sous forme non métabolisée qu'à raison de 2 à 5%.
Caféine
Sa principale voie métabolique est la 1-, 3- et 7-déméthylation, respectivement en théobromine (12%), paraxanthine (84%) et théophylline (4%), lesquels subissent d'autres biotransformations.
Elimination
En ce qui concerne Kafa plus caféine, on a observé (valeurs médianes) des temps de demi-vie (t½) de 5 h pour le paracétamol et de 4,3 h pour la caféine.
Cinétique dans des situations cliniques particulières
Paracétamol
Insuffisance hépatique
La durée de demi-vie plasmatique reste pratiquement inchangée chez les patients souffrant d'une insuffisance hépatique légère. Elle est toutefois nettement prolongée chez les patients souffrant d'une insuffisance hépatique grave.
Des études cliniques avec le paracétamol oral, en raison de concentrations plasmatiques accrues de paracétamol et d'une demi-vie d'élimination prolongée chez les patients atteints de maladies hépatiques chroniques, notamment cirrhoses hépatiques d'origine alcoolique, ont mis en évidence un métabolisme modérément altéré du paracétamol. Toutefois, aucune accumulation significative de paracétamol n'a été observée. La demi-vie plasmatique accrue du paracétamol a été liée à une réduction de la capacité métabolique hépatique. Pour cette raison, le paracétamol doit être utilisé avec prudence chez les patients atteints de maladie hépatique, la dose quotidienne maximale étant limitée à 3 g. Le paracétamol est contre-indiqué en cas de maladie hépatique active décompensée, notamment d'hépatite due à l'abus d'alcool (à cause de l'induction de CYP2E1, qui augmente la formation des métabolites hépatotoxiques du paracétamol).
Insuffisance rénale
En cas d'insuffisance rénale grave (clairance de la créatinine de 10 à 30 ml/min), l'élimination du paracétamol est peu ralentie, la demi-vie d'élimination se situant entre 2 et 5,3 heures. La vitesse d'élimination des glucuronides et des conjugués sulfates est 3 fois plus faible chez les patients atteints d'insuffisance rénale grave que chez les sujets sains. Cependant, il n'est pas nécessaire d'adapter la posologie dans cette population, les glucuronides et conjugués sulfates n'étant pas toxiques. Il est toutefois recommandé de prolonger l'intervalle minimal entre les administrations conformément aux recommandations de dosage si le paracétamol est utilisé chez des patients atteints d'insuffisance rénale modérée à grave (clairance de la créatinine ≤50 ml/min) (cf. «Posologie/Mode d'emploi»).
Pour les patients sous hémodialyse, la durée de demi-vie peut diminuer de 40–50% après la prise de doses thérapeutiques de paracétamol.
Personnes âgées
La durée de demi-vie peut être prolongée chez les personnes âgées et s'accompagner d'une diminution de la clairance du médicament.
Normalement aucune adaptation de posologie n'est nécessaire pour ce groupe.
Nouveau-nés, nourrissons et enfants:
Les paramètres pharmacocinétiques observés chez les nourrissons et les enfants sont très similaires à ceux des adultes, hormis la demi-vie plasmatique qui est raccourcie (env. 2 heures) par rapport à celle des adultes. La demi-vie plasmatique du médicament chez les nouveau-nés est plus longue que celle chez les nourrissons (env. 3,5 heures). Les nouveau-nés, les nourrissons et les enfants jusqu'à 10 ans éliminent significativement moins de glucuronides et plus de conjugués sulfates que les adultes. La sécrétion totale de paracétamol et de ses métabolites reste inchangée à tout âge.

Données précliniques

Paracétamol
Les doses aiguës très élevées de paracétamol sont hépatotoxiques.
Au cours des différentes études sur la génotoxicité, un potentiel mutagène a été constaté. Ce potentiel doit toutefois être relativisé car il est dose-dépendant. Etant donné les mécanismes susceptibles de déclencher ces effets, on peut partir du principe qu'aucun effet génotoxique n'apparaît si la dose est inférieure à certaines valeurs limites. Toutefois, si les réserves de glutathion sont réduites, les valeurs-seuil peuvent être plus basses.
Les valeurs-seuil à partir desquelles un effet génotoxique a été mis en évidence chez l'animal se situent clairement au niveau des doses toxiques entraînant des lésions hépatiques ou médullaires. De plus, les doses non hépatotoxiques (jusqu'à 300 mg/kg chez le rat et 1000 mg/kg chez la souris) ne sont pas carcinogènes. On peut donc pratiquement exclure tout effet génotoxique ou carcinogène si les doses thérapeutiques sont respectées.
Les études toxicologiques n'ont montré aucun effet sur la reproduction ni aucun effet tératogène chez les animaux traités par le paracétamol.
L'administration multiple de doses élevées (hépatotoxiques) de paracétamol a abouti à une atrophie testiculaire chez les souris et les rats. L'administration répétée à des rats mâle de doses très élevées de paracétamol (≥500 mg/kg) a entraîné une fertilité réduite (perte de la libido et de la performance sexuelle ainsi que de la motilité des spermatozoïdes).
Caféine
En concentrations très élevées, sans rapport avec la consommation quotidienne, la caféine a montré un effet mutagène dans certains tests in vitro sans activité métabolique. La caféine n'est pas mutagène, ni in vivo ni in vitro avec activité métabolique. La mutagénicité expérimentale n'entre pas en ligne de compte tant qu'on en reste aux doses thérapeutiques et à la consommation de caféine à titre d'agrément.

Remarques particulières

Influence sur les méthodes de diagnostic
Le paracétamol peut induire des perturbations dans la mesure de la glycémie par la méthode dite à la glucose oxydase. Il peut également être responsable d'une élévation apparente de l'uricémie lorsqu'elle est dosée par la méthode de réduction du phosphotungstate.
La caféine produit une élévation faussement positive des mesures de l'urate par la méthode de Bittner. La caféine peut ainsi perturber la détermination de l'acide urique, de la bilirubine et de l'acide vanylmandélique.
Stabilité
Ce médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date imprimée sur l'emballage avec la mention «EXP».
Remarques concernant le stockage
A conserver, à température ambiante (15–25 °C), hors de portée des enfants.

Numéro d’autorisation

56308 (Swissmedic).

Présentation

Kafa plus caféine sach 10. (D)

Titulaire de l’autorisation

Vifor Consumer Health SA, 1752 Villars-sur-Glâne.

Mise à jour de l’information

Septembre 2016.

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